Aude & Mikaël around the world

Notre projet : 12 mois en Amérique du Sud et en Asie à compter d’août 2008. Des préparatifs au voyage en lui-même, suivez-nous !

01 octobre 2009

Se déplacer en Russie

Le principal moyen de transport que nous ayons utilisé, comme vous l’avez compris, c’est le train, avec le Transsibérien !
Et même si on vous en a déjà parlé un peu précédemment, il nous reste encore pas mal de choses à vous raconter sur les voyages en Transsibérien. Car à l’intérieur du train, c’est comme un microcosme dans lequel on vit pendant des heures voire des jours…

Ça commence avec la chef de wagon, la provodnitsa, qui vous accueille à l’entrée du wagon pour contrôler vos billets et votre passeport (les billets étant nominatifs, il faut donc aussi bien avoir son passeport avec soi au moment de l’achat). Par la suite, pendant tout le trajet, c’est elle qui s’occupera de tout dans le wagon : veiller à la propreté, fournir des boissons chaudes aux gens qui le souhaitent, approvisionner les samovars (les réservoirs d’eau chaude du wagon)… Une fois les passagers montés à bord, elle se charge de leur distribuer leurs draps, car dans le Transsibérien, on fait son lit soit-même !
On commence donc par dérouler son matelas sur sa couchette, puis on fait son lit avec draps, oreillers et couvertures. La plupart du temps, c’est la première chose que font les Russes pour ensuite s’allonger sur leur couchette. Et après cela, c’est le moment de se changer : car tout le monde se met à son aise dans le train, en pyjama ou survêtement avec tongs ou claquettes (tout en gardant ses chaussettes car c’est bien connu que c’est plus classe !). Drôle de panorama quand on se balade dans les couloirs des wagons !

Le voyage se passe toujours plutôt calmement, la plupart des gens passant la majeure partie du temps à lire, dormir, voir pour les plus chanceux regarder des DVD. Ce silence est interrompu par les quelques vendeurs ambulants qui passent ; contre toute attente, il y a peu de vendeurs ambulants de nourriture. C’est surtout des boissons, des souvenirs ou magazines qui sont proposés.
Pour ceux qui ont vraiment faim, il y a toujours le wagon restaurant mais on vous avoue qu’on n’a même pas pris le temps de le tester !
Si on a vraiment besoin de s’approvisionner en quoi que ce soit, mieux vaut attendre de toutes les façons un arrêt en gare… Car les gares sont de véritables mini-villes : on peut tout y acheter, on peut y dormir, s’y doucher, y manger, s’y faire couper les cheveux… et il y a même la plupart du temps un « business center » avec accès à internet et autre. Quant aux bâtiments en eux-mêmes, leur intérieur est souvent plutôt classe.

A côté de ça, les guichets pour acheter les billets sont par contre plutôt mal faits : avant de se mettre dans une file d’attente, il ne faut pas juste regarder la longueur de la file ; il faut aussi aller contrôler les horaires de pause de la guichetière, qui sont indiquées sur la vitre du guichet et qui varient d’un guichet à l’autre (sinon, ça serait pas drôle !). Dans le même genre, on a eu l’impression que la commission que nous payions lors de l’achat de billets variait : des fois c’était 50 roubles, des fois 25, et même parfois rien du tout (peut être fonction du guichet, mais là, nous n’étions pas assez forts en russe pour en être surs !)

Dernière astuce (et pas la moins importante) : les horaires sont toujours indiqués à l’heure de Moscou. Même les panneaux d’affichage des gares sont à l’heure de Moscou ! Quand on y est, forcément, ce n’est pas perturbant, mais quand on est à Vladivostok, à 7 fuseaux horaires de là, ça fait drôle !

Posté par audeetmikael à 22:56 - 24 - Russie (ouest) - Commentaires [0] - Permalien [#]

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